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Cartier, horlogerie Suisse - ©YS-Park, CC0 Creative Commons

L’horlogerie Suisse

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C’est au milieu du XVIe siècle que l’horlogerie Suisse se répand dans les pays Européens, avec Christian Huygens dans les Pays-Bas, mathématicien et astronome hollandais qui parvient à détailler de façon précise le système qui permet de mesurer le temps.

Contraints de ne plus pouvoir porter de bijoux après les réformes du calvinisme de 1541 à Genève – le réformateur Jean Calvin souhaitant bannir les signes de richesse – les citoyens se tournent vers l’horlogerie. En effet l’invention des premiers garde-temps portables par Peter Henlein en 1504 en Allemagne fut révolutionnaire – après l’époque de miniaturisation des objets leur ouvrant la voie dès le XVe siècle. Au demeurant un des premiers hommes à porter une montre au poignet fut Blaise Pascale (1623-1662) en ayant accroché lui-même une ficelle à sa montre de poche.

Un peu d’histoire

L’origine de l’horloge remonte depuis bien avant. Au siècle XIV, alors que les cadrans solaires indiquaient l’écoulement du temps sous la forme des Clepsydres en -3000 avant J.C., les astrolabes firent leur apparition de nombreux siècles plus tard, en -300 av. J.C., les éléments éruptèrent au fil du temps et se sont réunis, l’horloge à eau apparaît en 900 après J.C. Alfred le Grand mit en place l’horloge à feu ; au fur et à mesure que la bougie brûlait la graduation inscrite sur celle-ci indiquait les heures des prières la nuit.

Enfin, en l’an 1000 sont créés en Europe les sabliers. Pour une mesure encore plus précise, indiquant soigneusement la durée d’une tâche à accomplir, en revanche, un inconvénient majeur est qu’il ne permet pas de mesurer des temps longs. C’est alors qu’en 1400 les horloges mécaniques donnent l’heure par une solution entièrement mécanique.

En 1658, Huygens installa la première horloge qui est accroché à une cloche pour permettre à tous les habitants d’être en mesure de connaître l’heure. Elles ont été réalisées initialement pour les gens des communautés religieuses, les rois, les princes ainsi que les communautés commerçantes ; les premières horloges d’édifices avaient un volume de plusieurs mètres cubes.
Du haut des clochers et beffrois les horloges mécaniques à pendule donnent l’heure au dépend des oscillations d’un balancier, Huygens eu travaillé sur cette théorie qui assure – par des techniques précises de synchronisation – une précision des résultats du temps indiqué. Celles-ci n’avaient qu’une seule aiguille et faisaient le tour du cadran en vingt-quatre heures.

Après la découverte de l’électroaimant en 1820, les horloges électriques ont pu être développées. La première ayant rencontré un succès fulgurant fut celle d’Eureka, un fabriquant Anglais qui mit en place le roulement à bille, reconnaissable à son important balancier.

Jusqu’en 1928 les horloges à pendule ont été les garde-temps les plus précis du monde, ce qui explique leur utilisation très répandue jusqu’alors.

En 1880, la découverte de l’effet piézoélectrique du Quartz permit à la première horloge à quartz de se développer. En 1927 le canadien Warren Marrison mets en place une horloge basée sur les vibrations régulières d’un cristal de Quartz dans un circuit électrique.

La naissance de l’horlogerie Suisse

Les inventeurs Hollandais et Anglais et autres pays d’Occident furent les précurseurs du phénomène de l’horlogerie. L’industrie horlogère se répandit aussitôt en Angleterre puis en Suisse.

Dès les origines de l’horlogerie la Suisse fait partie des grands pays producteurs dans ce domaine, avec la France et l’Angleterre. Dès 1302, des foires ont lieu à Genève et les suisses portent de suite un fort intérêt à cet art. La Maîtrise des horlogers de Genève connut un succès qui dépassa largement les frontières depuis 1600. L’économie est dominée par le triomphe de l’horlogerie et des métiers annexes.

Jusqu’en 1850, les artisans, ateliers spécialisés et petits particuliers indépendants gardèrent en main la production Suisse horlogère. Le commerce de l’horlogerie Suisse prend de l’ampleur et les produits horlogers Suisses sont appréciés dans toute l’Europe. Puis l’industrie avec l’arrivée des marchés de masse américains et de l’énergie électrique donnera faveur à la mécanisation du travail. Concurrencée par la division du travail à l’américaine, la Waltham Watch Company, fondée en 1850 est la première manufacture industrielle au monde et fait concurrence à la production Suisse.

La production ne défaillit pas, pour garantir la provenance des horlogeries et montres depuis la Suisse, l’adoption du poinçon de Genève fut établie en 1886 suivi d’une loi qui assura l’authenticité précise des produits.

Un savoir-faire et des noms prestigieux

Le savoir-faire de l’horlogerie Suisse résulte aujourd’hui d’une qualité d’exception. Les artisans de talents ont apporté au fil du temps de grandes connaissances à la base de la création de l’industrie horlogère Suisse dans l’arc Jurassien, notamment le temps de l’établissage. Les grands noms de l’horlogerie Suisse ont offert au secteur la mainmise sur l’industrie mondiale à toutes les époques. Parmi les plus réputés l’on retrouve Pierre Jaquet-Droz, Ferdinand Berthoud ou encore Abraham-Louis Breguet et tant d’autres. Puis les grandes marques sont apparues au fil du temps, parmi les plus connues de tous on retrouve Breitling, Chopard, Hamilton, Omega, Patek, Piaget, Rolex, Tissot, Zenith, etc.

horlogerie Suisse Rolex
Horloge externe Rolex, horlogerie Suisse – ©Pasja1000, CC0 Creative Commons

Au sein du mécanisme minutieux de l’horlogerie l’échappement est une des techniques de fabrication unique en Suisse. Cette dernière désigne le mécanisme placé entre le rouage et le balancier de la plupart des instruments destinés à mesurer le temps. Cela est indispensable en ce qui concerne l’entretien des oscillations de l’organe régulateur ; le balancier ou la pendule. Un mouvement est isochrone, lorsque la durée des périodes c’est-à-dire d’une oscillation, est constante quel que soit la grandeur de l’amplitude et il existe plusieurs types d’échappements.

En somme, la précision des rouages est précieuse, la joaillerie ne cesse de perpétuer son savoir-faire horloger, patrimoine culturel immatériel, en Suisse la candidature pour figurer sur la liste de l’unesco a été déposée. Ce savoir-faire est empreint de valeurs socio-culturelles transmises de génération en génération, la pratique des gestes spécifiques ainsi que la transmission sont indissociables de la dextérité et restent indispensables à la maîtrise technique et à l’innovation. Elles n’ont pas pour unique fonction l’aspect économique. Les fondements identitaires des sociétés actives de Genève à Schaffhouse ont évolué mais ne se détachent pas du savoir-faire ancestral devant être transmis aux descendants.

Désormais, vous pouvez toujours choisir de lire l’heure à la vue du soleil, ou à l’aide d’un sablier, mais les emplois du temps précis que nous avons aujourd’hui nous demandent une maîtrise du temps rigoureuse. Les designs de nos produits artisanaux aujourd’hui nous permettent efficacement et esthétiquement d’évoluer au fil de notre quotidien. Par ailleurs, moderne, vintages, scandinaves, industrielles, il existe des horloges pour tous les goûts.

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